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LA GARANTIE DES RISQUES LOCATIFS UNIVERSELLE

Mardi, août 17th, 2010

 bien rediger un contrat

Que vous soyez bailleur ou locataire, cette fiche pratique vous rappelle les principales règles.

LA NOUVELLE GARANTIE DES RISQUES LOCATIFS

En bref ce que dit la loi
Trois décrets du 26 décembre 2009 viennent de définir la nouvelle GRL universelle destinée à couvrir les risques locatifs jusqu’à 70.000 € pour les impayés et les frais et jusqu’à 7.700 € pour les dégradations locatives (3.500 € en meublé), dans la limite d’un loyer mensuel de 2000 € et « un taux d’effort » pour le locataire de 50 % maximum.

> Les conditions
• Tous les logements loués nus ou meublés sont concernés à partir du moment où il s’agit de la résidence principale du locataire. Sont exclus les sous locations et les baux commerciaux, ruraux ou professionnels. En cas de bail mixte, seule la partie destinée à l’habitation pourra être garantie.
• Le loyer ne doit pas dépasser la somme de 2000 € mensuels charges comprises (montant à la date de signature du bail).
• Le bailleur peut être une personne physique, mais également une personne morale type SCI.
• Le taux d’effort du locataire est limité à 50 %. Le loyer ne doit donc pas dépasser 50 % des revenus du locataire (salaires, pension, retraite…).

> Les baux en cours sont également concernés
Le dispositif de la GRL peut être mis en place pour les baux en cours. Deux conditions toutefois : il faut que le bail soit signé depuis plus de 6 mois et qu’il n’y ait pas eu plus de 2 mois d’impayés au cours des 6 derniers mois.

> Du côté des Assureurs
• Les compagnies d’assurance offrant la GRL
A ce jour DAS du groupe MMA et CGI Assurances ont signé la convention d’adhésion avec L’APAGL et peuvent donc offrir cette garantie. Pour savoir si d’autres compagnies ont signé la convention rendez-vous sur le site de la GRL : + d’infos
• Les garanties obligatoirement offertes (contrat socle)
Au minimum les contrats proposés par les assureurs devront comprendre :
o la prise en charge des loyers impayés et des frais de contentieux (frais de procédure, honoraires d’avocat, d’huissier…etc) dans la limite du plafond de 70.000 €,
o la prise en charge des dégradations locatives dans la limite de 7.700 €, ramenée à 3.500 € pour les meublés.
o la prise en charge est due dés le 2ème mois d’impayés ou en cas d’impayés partiels lorsque le total des sommes non réglées sur une période de 12 mois atteint au moins un mois de loyer (après déduction des aides au logement)
• Attention aux primes d’assurance :
Pour la nouvelle GRL la prime d’assurance n’est plus plafonnée et chaque compagnie pourra proposer ses propres tarifs. Autrefois limitée à 1,8 % du montant des loyers quittancés, gageons que les nouveaux contrats proposeront des taux supérieurs d’autant que chaque assureur pourra proposer des garantie supplémentaires au contrat socle.

Retrouvez dans les guides des congés du locataire et du propriétaire 15 et 20 pages de précieux conseils, jurisprudence, et réponses à toutes vos questions :Jurimodel

COMMENT RÉSILIER VOTRE BAIL D’HABITATION ?

Jeudi, mai 20th, 2010

 bien rediger un contrat 

>> VOUS ÊTES LOCATAIRE :

Les congés du locataire sont régis par les dispositions des articles 12 et 15 de la loi du 6 juillet 1989.
Le locataire de son côté peut donner congé à tout moment (article 12 Loi du 6 juillet 1989). Il devra respecter un préavis de trois mois qui peut être ramené à un mois dans les cas suivants :

  • d’obtention d’un premier emploi
  • de mutation,
  • de perte d’emploi
  • ou de nouvel emploi consécutif à une perte d’emploi,
  • locataires âgés de plus de soixante ans dont l’état de santé justifie un changement de domicile
  • locataires bénéficiaires du RSA

Le congé doit être notifié par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou signifié par acte d’huissier. Ce délai court à compter du jour de la réception de la lettre recommandée ou de la signification de l’acte d’huissier.
Si c’est le locataire qui a résilié le bail, pendant le délai de préavis, le locataire est redevable des loyers et des charges sauf si le logement se trouve occupé avant la fin du préavis par un autre locataire en accord avec le bailleur.
Le locataire est déchargé de son obligation de paiement à la remise des clés

>> VOUS ÊTES BAILLEUR :

Les congés du propriétaire sont régis par les dispositions des articles 10, 11, 13 et 15 de la loi du 6 juillet 1989.
Le bailleur ne peut adresser congé à son locataire que pour l’échéance du bail et en respectant un délai de préavis de 6 mois (article 15 Loi du 6 juillet 1989) Le congé doit par ailleurs être nécessairement fondé sur :

  • un motif légitime est sérieux (notamment l’inexécution par le locataire d’une obligation figurant au bail)
  • une volonté de reprendre l’immeuble pour l’habiter
  • la volonté de vendre l’immeuble

Si le bailleur ne donne pas congé le contrat de bail est soit reconduit tacitement (si nul ne se manifeste) soit renouvelé (si les parties, bailleur et locataire, se rapprochent pour signer un renouvellement du bail). Ainsi, à la différence du locataire, le propriétaire bailleur ne peut pas donner congé en cours de bail, à moins que le locataire ne respecte pas ses obligations et que le propriétaire demande la résiliation judiciaire du contrat de location ou la mise en jeu de la clause résolutoire.

Le bailleur qui souhaite renouveler le contrat de bail à son locataire et augmenter le loyer devra lui adresser un congé avec offre de renouvellement.
Le congé du bailleur sera adressé au locataire. Des règles spéciales concernent les époux et les partenaires d’un PACS, ainsi que les personnes âgées à faibles revenus.
Pour les congés donnés par le bailleur : Pendant le délai de préavis, le locataire n’est redevable du loyer et des charges que pour le temps où il a occupé réellement les lieux.
Le congé doit être notifié par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou signifié par acte d’huissier.
Ce délai court à compter du jour de la réception de la lettre recommandée ou de la signification de l’acte d’huissier.

Si c’est le bailleur qui a résilié le bail, pendant le délai de préavis, le locataire n’est redevable du loyer et des charges que pour le temps où il a occupé réellement les lieux si le congé a été notifié par le bailleur.
A l’expiration du délai de préavis, le locataire est déchu de tout titre d’occupation des locaux loués

>> DANS LES DEUX CAS :

Au terme du préavis, un état des lieux doit être « établi contradictoirement par les parties lors (…) de la restitution des clés, ou à défaut par huissier de justice » L’état des lieux doit être dressé, soit :
Contradictoirement.
La fin du délai de préavis emportant la fin des effets juridiques du contrat de location, le propriétaire se verra contraint de restituer l’éventuel dépôt de garantie.
Il est restitué dans un délai maximal de deux mois à compter de la restitution des clés par le locataire, déduction faite, le cas échéant, des sommes restant dues au bailleur et des sommes dont celui-ci pourrait être tenu, aux lieu et place du locataire, sous réserve qu’elles soient dûment justifiées.
Le montant de ce dépôt de garantie ne porte pas intérêt au bénéfice du locataire. Il ne doit faire l’objet d’aucune révision durant l’exécution du contrat de location, éventuellement renouvelé.
A défaut de restitution dans le délai prévu, le solde du dépôt de garantie restant dû au locataire, après arrêté des comptes, produit intérêt au taux légal au profit du locataire.
En cas de mutation à titre gratuit ou onéreux des locaux loués, la restitution du dépôt de garantie incombe au nouveau bailleur. Toute convention contraire n’a d’effet qu’entre les parties à la mutation.

Retrouvez dans nos guides des congés du locataire et du propriétaire 15 et 20 pages de précieux conseils, jurisprudence, et réponses à toutes vos questions :

Jurimodel

  

 

La taxe d’habitation

Dimanche, octobre 11th, 2009

InformationLa taxe d’habitation

La taxe d’habitation est établie annuellement, en fonction de votre situation au 1er janvier de l’année d’imposition.
Elle est encaissée pour le compte de la commune, du groupement de communes auquel elle appartient éventuellement et du département où se situe votre habitation. Elle contribue ainsi au financement des services rendus aux habitants, des équipements collectifs…

Dans certains cas, en fonction de votre situation personnelle ou des locaux, vous pouvez bénéficier d’une exonération ou d’une limitation de cette taxe. Source www.impots.gouv.fr

L’essentiel

Qui paie l’impôt? Les notions essentielles pour savoir qui est concerné et comment est calculé cet impôt.Vous disposiez d’un logement au 1er janvier 2008 ? Vous êtes en principe imposable à la taxe d’habitation.

Que vous soyez propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit, la taxe d’habitation est due pour votre habitation principale mais aussi pour votre résidence secondaire.

Vous recevrez la taxe d’habitation du logement occupé au 1er janvier, même si vous avez déménagé ou vendu votre logement depuis le 1er janvier.

Les locaux soumis à la taxe d’habitation

Tous les locaux meublés affectés à l’habitation (maisons individuelles et appartements) et leurs dépendances immédiates (chambres de service, garages…) sont soumis à la taxe d’habitation.

L’ameublement du logement doit être suffisant pour en permettre l’habitation : peu importe le degré de confort du mobilier, ou que vous soyez propriétaire ou non des meubles.

Quant aux dépendances immédiates des habitations, il n’est pas nécessaire qu’elles soient attenantes à votre habitation. Elles doivent néanmoins être situées à moins d’un kilomètre de votre habitation pour être imposées à la taxe d’habitation.

En pratique, les garages ou emplacements de stationnement situés à plus d’un kilomètre du logement ne sont pas soumis à la taxe d’habitation.

Locaux des sociétés
Les locaux meublés à usage privatif des sociétés, associations ou organismes privés, qui ne sont pas soumis à la taxe professionnelle, sont également imposables à la taxe d’habitation.
Locaux exonérés
Les locaux passibles de la taxe professionnelle qui ne font pas partie de l’habitation personnelle, les bâtiments servant aux exploitations rurales (granges, écuries…), les résidences universitaires gérées par les CROUS… sont exonérés de taxe d’habitation

 

A noter : à compter de 2008, une nouvelle exonération est accordée sur délibération des communes. Elle concerne notamment les chambres d’hôtes et gîtes ruraux, lorsqu’ils sont situés en zones de revitalisation rurale. Pour en bénéficier, le redevable devra envoyer une déclaration (1205-GD-SD) accompagnée de tous les éléments justifiant de l’affectation des locaux à son centre des impôts avant le 1er janvier de chaque année au titre de laquelle l’exonération est applicable. 
Pour bénéficier de cette exonération en 2009, la déclaration devra être envoyée au plus tard le 31/12/2008.
La déclaration est faite au titre d’une seule année.

Comment est calculée la taxe d’habitation?

La taxe d’habitation est établie en fonction de votre situation au 1er janvier de l’année d’imposition. C’est cette date qui détermine les locaux imposables, les personnes imposables, les exonérations, les abattements et les dégrèvements en fonction des revenus.

Elle est calculée sur la valeur locative nette.
La valeur locative nette est égale à la valeur locative cadastrale du local diminuée, s’il s’agit de votre résidence principale, d’abattements obligatoires (pour charges de famille) ou facultatifs (en fonction du revenu, d’un handicap ou d’une invalidité…).

Enfin, sur cette valeur locative nette, s’appliquent les taux votés par la commune, l’intercommunalité et le département ou calculés par l’administration pour les syndicats de communes et les taxes spéciales d’équipement.

 

Les formalités

 Vous n’avez pas de déclaration à souscrire pour la taxe d’habitation. Vous recevez un avis d’imposition sur lequel figurent votre taxe d’habitation et votre redevance audiovisuelle.

 

Vos moyens de paiement

Depuis 2005, vous payez votre taxe d’habitation et votre redevance audiovisuelle en même temps et par le même mode de paiement.
Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • la mensualisation
  • le prélèvement à l’échéance
  • le paiement direct en ligne
  • le TIP (titre interbancaire de paiement) à envoyer au Centre dont l’adresse est indiquée sur le titre
  • par virement bancaire (obligatoire si votre impôt est supérieur à 50 000 €)
  • par chèque
  • en espèces dans la limite de 3000 €

 

 

 

 

 

 

 

 

Les formulaires utiles

ü  Déclaration G-TH pour le dégrèvement en faveur des gestionnaires de foyers (1200-GD)

ü  Déclaration Modèle E-TH pour l’exo des résidences affectées aux étudiants (1201-GD)

ü  Demande d’exonération pour gîtes ruraux, chambres hôtes, meublés tourisme en ZRR (1205-GD)

Demande d’abattement à la base en faveur des personnes handicapées ou invalides (1206-GD)

Passer une annonce gratuite

Mercredi, juin 17th, 2009

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Assurance de la location immobilière

Vendredi, juin 5th, 2009

Maison à louerLes assurances du locataire

La responsabilité du locataire envers le propriétaire. Le locataire porte la responsabilité des dommages causés à l’immeuble occupé pendant la durée de la location. Il s’agit de la responsabilité locative née du contrat de bail conclu avec le propriétaire. Le Code civil définit les principes de responsabilité qui s’appliquent en fonction de l’origine du sinistre (incendie, explosion, dégâts des eaux) et qui mettent à la charge du locataire l’obligation de réparer les dommages causés.                                                                     

Une assurance obligatoire pour les dommages causés au propriétaire. La loi prévoit une obligation d’assurance destinée à couvrir la responsabilité locative. La garantie des risques locatifs doit couvrir les dommages d’incendie, d’explosion et de dégâts des eaux. Par cette garantie, systématiquement incluse dans les contrats multirisques habitation, l’assureur règle au propriétaire, à la place du locataire, le montant des dommages dont celui-ci est responsable. Si le locataire n’est pas assuré, il demeure responsable, et sera tenu d’indemniser personnellement le propriétaire. Le propriétaire peut exiger que le locataire lui remette une attestation d’assurance lors de la remise des clés, puis chaque année. Il a aussi le droit d’insérer dans son contrat de location une clause de résiliation pour défaut d’assurance. En revanche, il ne peut contraindre le locataire à s’adresser à un assureur ou à une société d’assurances en particulier.                                                                  

Les locations non soumises à l’obligation d’assurance. Les occupants des locations saisonnières, résidences secondaires, meublés, logements-foyers et logements de fonction ne sont pas soumis à l’obligation d’assurance. Toutefois, ils sont responsables comme les autres. Ils ne doivent donc pas négliger de garantir leur responsabilité à l’égard de leur propriétaire.

Une assurance complémentaire indispensable pour les dommages causés aux voisins. S’ils ont subi un dommage à la suite d’un dégât des eaux ou d’une explosion survenu chez le locataire, ou à la suite d’un incendie qui a pris naissance chez le locataire, lorsqu’il en est responsable, les voisins peuvent exercer un recours. C’est pourquoi les assureurs joignent toujours à la garantie de responsabilité civile locative une assurance dite  » recours des voisins et des tiers ».

L’assurance de la responsabilité civile du locataire. Au-delà de toute obligation d’assurance, la souscription d’une assurance multirisques habitation permet au locataire de couvrir sa propre responsabilité civile vie privée et ses biens personnels (voir fiche pratique de consommation sur l’assurance multirisques habitation).

Les assurances du propriétaire

La responsabilité du propriétaire envers le locataire. Le propriétaire est obligé de louer son bien en bon état et de faire, pendant la durée du bail, toutes les réparations autres que locatives qui sont devenues nécessaires. Sa responsabilité peut être recherchée si un sinistre est dû à un vice de construction ou à un défaut d’entretien. De même le propriétaire peut être déclaré responsable à l’égard de ses locataires du trouble de jouissance consécutif à des dommages matériels résultant d’un incendie ou d’une explosion et dû à l’un de ses locataires. 

 

L’assurance du propriétaire non occupant. Le propriétaire non occupant a tout intérêt à s’assurer pour couvrir sa responsabilité en cas de vice de construction, de défaut d’entretien ou de trouble de jouissance, par des garanties  » recours des locataires  » et  » trouble de jouissance « . Il peut également garantir sa responsabilité envers les voisins et les tiers par une assurance dite  » recours des voisins et des tiers « . S’il s’agit d’un bien immobilier en copropriété, le copropriétaire doit vérifier les garanties souscrites au titre de l’assurance collective de l’immeuble. Celle-ci garantit généralement la totalité des bâtiments (c’est-à-dire les parties communes et privatives) et les responsabilités encourues par le copropriétaire (envers les locataires, les voisins et les tiers et la copropriété). Dans le cas contraire (les parties privatives ne sont pas garanties) ou si le contrat de la copropriété est insuffisant (il ne couvre pas certains risques, l’immeuble n’est pas assuré en valeur à neuf…), il est possible de souscrire une assurance complémentaire.

 

La location meublée. Le propriétaire a la possibilité d’assurer dans un même contrat, son logement, son contenu immobilier et ses responsabilités. Il peut souscrire une assurance  » pour le compte de qui il appartiendra  » avec abandon de recours. Ainsi, son locataire sera couvert pour les dommages causés tant à lui-même qu’aux voisins et aux tiers. Cette solution peut être choisie pour les locations de courte durée (chambre meublée à des étudiants, par exemple) et évite, lors de chaque changement de locataire, de vérifier les assurances souscrites.

 

Les garanties couvertes par le contrat. Quatre risques principaux sont couverts par le contrat d’assurance :le risque incendie, explosion, le risque dégâts des eaux, le risque vol/vandalisme, le risque bris de glace (vérifier que les doubles vitrages sont bien assurés). Le contrat d’assurance doit également couvrir la responsabilité du locataire à l’égard du propriétaire, c’est-à-dire la garantie des risques locatifs. La responsabilité du locataire est, en effet, engagée pour toute destruction et détérioration de son fait causée au logement loué.

 

Le contrat d’assurance peut aussi couvrir : le mobilier : c’est-à-dire tout ce que contient le logement : meubles, vêtements, appareils électroménagers…, les embellissements effectués par le locataire : peintures, papiers peints, faux plafonds, aménagement d’une cuisine, d’une salle d’eau…, les objets de valeurs : le contrat donne une définition des objets de valeurs, garantis pour une somme limitée correspondant, en général, à un pourcentage de leur valeur totale ou un multiple de la valeur d’un indice donné. Si le montant assuré est trop faible, il est possible, soit de demander un relèvement du plafond de garantie, soit de souscrire un contrat spécial, en valeur agréée, établie par un expert et acceptée par la compagnie d’assurance.

 

Au titre de ce contrat, le locataire est obligatoirement couvert contre les dommages dus : à des catastrophes naturelles (inondations, avalanche, tremblement de terre…), à condition qu’un arrêté interministériel soit publié au Journal officiel, à des catastrophes technologiques (accidents liés au transport de matières dangereuses, causés par des installations réglementées ou classées et par le stockage de gaz naturel, d’hydrocarbures ou de produits chimiques…), à condition qu’un arrêté de catastrophe technologique soit publié au Journal officiel, à une tempête et à des actes de terrorisme ou à des attentats. Vérifier d’une part, si le contrat prévoit un plafond d’indemnisation, la garantie est alors limitée à ce plafond et d’autre part, si la valeur totale du mobilier ne dépasse pas celle précisée dans le contrat. Si une garantie plus élevée est nécessaire, elle devra être demandée à l’assureur.

 

L’indemnisation en cas de sinistre. L’assureur doit être prévenu dans les cinq jours ouvrés, en lui indiquant : le nom de l’assuré et le numéro de contrat, la date et la nature du sinistre (incendie, explosion…), la description des dommages, en précisant l’existence de dégâts chez les voisins et dans l’immeuble. A la suite d’un dégât des eaux, un constat amiable de dégâts des eaux sera remis à l’assureur. Vérifier, dans le contrat, le délai exigé pour envoyer un état estimatif des meubles et objets détruits ou détériorés. Un expert de la compagnie d’assurance sera chargé d’évaluer les dommages. Il tiendra compte de la valeur des objets endommagés ou détruits, mais aussi de leur vétusté, c’est-à-dire de leur âge et de leur état. Rassembler toutes les pièces justificatives de l’existence et de la valeur de ces biens : factures, bons de garantie, photos d’objets de valeur avec leur description… L’assuré peut choisir lui-même un expert pour défendre ses intérêts. Ses frais et honoraires seront payés par la compagnie d’assurance, si le contrat comporte la garantie  » honoraires d’expert « . Vérifier toutefois le montant de celle-ci. Si le propriétaire ou des voisins réclament la réparation d’un dommage, envoyer les lettres et les assignations, dont une copie sera gardée par l’assuré, à la compagnie d’assurance, en rappelant toujours le numéro du contrat d’assurance et celui du dossier de sinistre. L’assureur rembourse en principe après déduction d’un pourcentage de vétusté.  La garantie pertes indirectes prend en charge une part des frais divers engagés, le plus souvent sur justificatifs, à concurrence de 10 à 20% de l’indemnité. Par ailleurs, certains mobiliers et les embellissements peuvent faire l’objet d’une garantie valeur à neuf qui joue jusqu’à un taux maximal de vétusté de 25%.

 

Comment trouver un assureur ? Vous pouvez vous adresser à un intermédiaire d’assurance (agent général ou courtier), au guichet d’une entreprise d’assurance ou d’un organisme financier. Certaines associations (de handicapés, de malades…) peuvent éventuellement vous orienter vers des entreprises d’assurances auprès desquelles elles ont passé un accord.

La pompe à chaleur une énergie économique de la nature, été comme hiver

Samedi, mai 30th, 2009

Energie renouvlable photo fleur blanc ombré

Système utilisant l’énergie gratuite et renouvelable de l’environnement pour alimenter différents éléments de chauffage.

 La pompe à chaleur (PAC) qui va puiser des calories dans l’air extérieur sera l’aérothermie, dans le sol ou dans l’eau (nappe, puits) sera la géothermie. Elle peut alimenter divers émetteurs à l’intérieur du logement : pour du chauffage seul : radiateurs à eau, plancher chauffant, pour le chauffage et le rafraîchissement : ventilo-convecteurs, plancher chauffant-rafraîchissant, et enfin pour le chauffage et la climatisation : systèmes à diffusion d’air monobloc / split systèmes / multi-split. En moyenne, pour couvrir 100 % des besoins de chauffage du logement, la PAC consomme environ 30 % d’énergie électrique, les 70 % restants étant puisés dans l’environnement (énergies renouvelables). Pour l’installation deux types de pose sont possible :

·         avec des capteurs horizontaux qui nécessite un terrain d’une superficie importante jusqu’à 2 fois la surface habitable et un sol meuble préférable à un sol rocheux en revanche impossible de planter des arbres dans le terrain occupé par le réseau de capteur (se trouver à plus de 2 m des arbres).

·         avec des capteurs verticaux le système plus performant que les capteurs horizontaux avec un apport de 10 watts par mètre linéique en revanche le cout du forage est plus onéreux qu’avec les capteurs horizontaux et la réglementation sur la protection des sous-sols

 

Le fonctionnement de la pompe à chaleur marche sur un principe thermodynamique semblable à celui d’un réfrigérateur. Tout repose sur le changement d’état d’un fluide frigorigène utilisé en circuit fermé :

·         son évaporation entraîne une production de froid par absorption de la chaleur

·         sa condensation entraîne le dégagement de la chaleur.

 

Il existe trois types de pompe à chaleur :

·         PAC sol/eau : utilisé avec capteur enterré horizontal, restitution de la chaleur/fraîcheur par plancher chauffant ou plancher chauffant-rafraîchissant. Le fluide frigorigène circule dans le réseau de capteur et l’eau circule dans les émetteurs de chauffage.

·         PAC sol/sol (système à détente directe) : utilisé avec capteur enterré horizontal, restitution de la chaleur/fraîcheur par plancher chauffant. Le fluide frigorigène circule directement dans le réseau de capteur et dans le plancher.

·         PAC eau glycolée/eau : utilisé avec capteur horizontal ou vertical, restitution de la chaleur/fraîcheur par plancher chauffant ou plancher chauffant-rafraîchissant. De l’eau additionnée d’antigel circule dans les capteurs et de l’eau circule dans les émetteurs de chauffage. Le fluide frigorigène reste confiné dans la PAC.

Les performances affichées : Le COP, coefficient de performance d’une PAC, traduit le rapport entre la quantité de chaleur produite et l’énergie électrique consommée par le compresseur. Ainsi, dans le cas d’un COP de 3 : pour 1 kWh consommé, la PAC produit l’équivalent de 3 kWh de chauffage.cop

Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt en tant que propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit si vous faîtes installer dans votre habitation principale située en France, une pompe à chaleur air/air, appelée aussi climatiseur réversible, entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009. Seules ouvrent droit à crédit d’impôt les pompes à chaleur air/air de type multisplit ou de type gainable remplissant un ensemble de conditions. Le matériel doit être fourni et posé par la même entreprise. Aucune condition d’ancienneté du logement n’est exigée.
La circulaire administrative complète

Pour chauffer efficacement une maison de particulier de 100m², il faut compter un investissement initial de 7 à 10 000€ pour une consommation de 25 à 45€ par mois et une maintenance à l’année un peu inferieure à 200€.

Lexique: 

linéique : Se dit d’une grandeur rapportée à l’unité de longueur.

glycolée : L’eau glycolée est une eau normale de réseau à laquelle on a ajouté un % de glycol, par exemple 20% …