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Pavillon à énergie positive dans l’agglomération nantaise

Mardi, novembre 17th, 2009

one of the home series - greenEn novembre 2010, la « maison passive » ouvrira ses portes rue de l’Amazone.
D’ici deux ans et demi, les Carquefoliens pourront acquérir ce pavillon à énergie positive.
Après avoir longuement mûri sur le papier, le projet de la « maison passive » voit le jour. Hier, Claude Guillet, maire de Carquefou, et Sophie Baron, gérante d’Alliance construction, société sélectionnée par appel d’offres, ont conjointement posé la première pierre. Ils marquent ainsi le lancement d’un vaste chantier.
L’événement a eu lieu au cœur du Souchais, un quartier dont la particularité est d’être environnemental. « C’est une grande première dans l’agglomération nantaise ! », s’est exclamée Sophie Baron. Pour sa part, l’élu n’est pas peu fier que sa commune soit précurseur dans ce domaine. « J’ai l’espoir que ce projet expérimental trouve de nombreux prétendants. » Il s’avère que des résidents auraient d’ores et déjà montré un vif intérêt pour cette maison nouvelle génération.
170 m2 de surface habitable
Au terme des travaux, d’ici à novembre 2010, le pavillon pourra accueillir ses premiers visiteurs, au 21 rue de l’Amazone.
Car, l’espace d’une surface habitable de 170 m2 servira de pavillon témoin et ce, pendant 18 mois. « Cette maison se veut non seulement un lieu d’information tout au long de la phase de construction, mais également un espace temporaire d’échanges et de documentation sur les nouvelles techniques de construction, les énergies alternatives… ». La mairie proposera, par ailleurs, des permanences et des visites seront organisées par la Mission Agenda 21. Au terme de cette période, ce pavillon sera revendu par Alliance construction. Coût de l’investissement : « 2 000 €/m2, estime la représentante d’Alliance Construction, soit un surcoût d’environ 30 % par rapport à une construction traditionnelle ».
Une vitrine de l’éco-construction
Créativité, esthétisme et technique sont les maîtres mots de la « maison passive » labellisée Bâtiment basse consommation (BBC). Le concept ? La chaleur dégagée par l’intérieur de la maison et celle générée par l’ensoleillement (orientation sud) sont transformées en énergie pour chauffer l’habitation. Compacte et de formes cubiques, elle sera équipée de murs en béton cellulaire garantissant une perméabilité sept fois supérieure aux maisons traditionnelles, de fenêtres triple vitrage, d’une ventilation double flux avec récupération de chaleur ou encore de panneaux solaires photovoltaïques qui produiront, chaque année, environ 5 600 kWh, soit une production supérieure aux besoins domestiques de l’habitat. Une énergie qui pourra, d’ailleurs, être revendue à EDF.
D’autres aménagements ont également été pensés, comme le tri sélectif des ordures ménagères, des récupérateurs d’eau pluvial et le recyclage des déchets organiques.Source Florence Falvy presseocean
Coût de l’investissement de la maison : « 2 000 €/m2 »

Éco-habitat. Ils ont opté pour des murs de paille

Dimanche, juillet 26th, 2009

Information

Hervé Le Gall est charpentier de profession. C’est donc presque naturellement, qu’il a choisi de construire sa maison sur une ossature bois, route de Plascaër. Plus originale est la démarche qui a consisté à utiliser la paille pour les murs, ainsi que de la laine de mouton et de la ouate de cellulose pour l’isolation. «Cette construction bioclimatique, associée à des isolants naturels contribue aux économies d’énergie et à la reconquête d’un meilleur environnement».

Éco-construction

S’inspirant des demeures de Franche-Comté, il a choisi d’abriter sous le même toit les espaces d’habitation, les pièces de service, le garage, le stockage du bois de chauffage d’où cet aspect «hangar» qu’avait à l’origine le bâtiment. Pour une première tranche, il a utilisé pour les murs un «béton de paille», mélange de paille et de chaux, coulé entre des banches. Récemment, pour la seconde partie de la construction, des bottes de paille ont été utilisées pour réaliser les murs. «On a recouvert ensuite la paille par des enduits à la chaux, mis à la machine. Mais toute la maison n’est pas faite comme cela: il y aussi des murs à ossature bois avec de la ouate de cellulose. Pour la partie la plus ancienne, l’isolation est bien efficace: on a divisé la consommation de bois par quatre par rapport à une vieille maison en pierres mal isolée. Pour la partie la plus récente, on attend l’hiver prochain». Pour mener à bien ce chantier, le charpentier s’est assuré la collaboration d’amis qui avaient déjà construit des maisons en paille: «Ce n’est pas compliqué à faire, mais il faut que ce soit précis pour qu’il n’y ait pas de soucis lors de la pose de l’enduit. Une fois que la paille est mise, si c’est bien soigné, on ne craint pas non plus les rongeurs». Pour les combles, deux principes ont été adoptés: la laine de mouton sur 8cm dans la partie la plus ancienne et la paille sur 30cm dans les combles, sous la toiture en bac acier, pour la partie la plus récente: «Pour être bien, il faudrait 20cm de laine de mouton. Cela va être notre prochain chantier».

Et auto-construction

Sa démarche associe des objectifs écologiques et économiques et une démarche intellectuelle axée sur l’autonomie: «Il est inutile de gaspiller de l’énergie pour fabriquer des parpaings alors que l’on a sous la main une matière première pas chère». Hervé n’exclut pas qu’un jour son expérience le conduise à une activité professionnelle. Mais, il regrette aussi que «des entreprises surfent sur la vague écolo pour faire des profits mirobolants» d’où cette démarche d’auto-construction. Poursuivant sa démarche, Hervé a invité l’association «Tripalium» à organiser chez lui, un stage de création d’éolienne (Le Télégramme du 18juillet). Depuis vendredi, une éolienne de 600 watts tourne au vent dans la prairie devant la maison. Source le télégramme.com.