VOEUX 2010

janvier 2nd, 2010

Toute notre équipe vous souhaite …

…une bonne et heureuse année 2010.

Les statistiques des agents immobiliers…

décembre 28th, 2009

« Les statistiques des agents immobiliers souffrent souvent d’un déficit de représentativité »

 immobilierAprès la flambée des prix immobiliers enregistrée entre 1997 et 2007, « nous sommes entrés dans un cycle baissier qui pourrait se prolonger sur plusieurs années », explique Laurent Quignon, économiste chez BNP-Paribas. Ce dernier table sur un nouveau recul des prix de 3 à 5% en 2010.

Capital.fr : A en croire les agents immobiliers, les prix des logements sont déjà repartis à la hausse. Ces statistiques sont-elles fiables ?
Laurent Quignon : Les statistiques des agents immobiliers souffrent souvent d’un déficit de représentativité. Si l’on retient les données, corrigées des variations saisonnières, élaborées par l’Insee à partir des bases notariales, la hausse des prix des logements anciens s’est limitée à 0,3% au troisième trimestre. Ces chiffres plus significatifs d’un point de vue économique rendent compte davantage d’une stabilisation que d’une véritable reprise. Si le marché montre des signes de résistance, c’est aussi parce qu’il est soutenu par la politique volontariste des banques dans la distribution du crédit, par la baisse des taux appliqués à la clientèle et par les aides à la pierre. Il faut donc rester vigilant. D’autant que le volume des transactions reste en baisse par rapport aux années précédentes. De septembre 2008 à août 2009, près de 550.000 transactions de logements ont été enregistrées en France métropolitaine, soit une baisse d’un quart par rapport aux ventes conclues au cours de même période un an plutôt.

Capital.fr : Quelles sont vos prévisions pour l’an prochain ?
Laurent Quignon : Après les hausses record des prix des logements enregistrées entre 1997 et 2007 (+121% en moyenne, inflation déduite), l’ajustement apparaissait inéluctable et nous sommes entrés dans un cycle baissier qui pourrait se prolonger sur plusieurs années. Ce mouvement de repli sera mécaniquement entretenu par l’attentisme d’une partie de la clientèle. Après une première baisse de 8% depuis l’an passé, je table sur un nouveau recul de 3 à 5% en 2010. Puis sur des rythmes de recul plus modérés au cours des années suivantes, qui conduiraient à un ajustement global de l’ordre de 30% par rapport au point haut de 2007. Et ce, même si on enregistre ponctuellement des variations mensuelles ou trimestrielles positives.

Capital.fr : Certaines villes peuvent-elles résister à ce mouvement de baisse ?
Laurent Quignon : Difficile à dire. Toutefois, à l’image de Rhône-Alpes, PACA et de l’Ile-de-France, les régions qui enregistrent les plus gros flux démographiques au regard des chiffres de construction résidentielle résisteront sans doute mieux à la crise.

Capital.fr : Le marché du neuf peut-il repartir plus rapidement ?
Laurent Quignon : Le secteur du logement neuf est actuellement animé en majorité par les investisseurs qui achètent pour louer. Cette tendance devrait se poursuivre en 2010 : la défiance des particuliers vis-à-vis de la bourse, ainsi que le maintien de la réduction d’impôt Scellier devraient, en effet, soutenir le rythme des investissements. Pour autant, le redressement total de ce marché prendra encore du temps, les promoteurs privilégiant aujourd’hui l’écoulement des stocks au lancement de nouveaux programmes. Propos recueillis par Guillaume Chazouillères Source Capital.fr

Vente immobilière en hausse

décembre 13th, 2009

Les ventes en hausse de près de 20 % selon Solvimo

 immobilier

Le marché immobilier est sorti de sa période de paralysie, durant laquelle les acquéreurs attendaient des baisses de prix. Celles-ci acquises, les acquéreurs ont cessé de différer leurs projets immobiliers, confortés par la forte baisse des taux de crédit immobilier tout au long de l’année 2009 et malgré une forte réticence à contracter des prêts-relais. Une étude menée par le réseau d’agences immobilières franchisées Solvimo auprès d’une centaine de ses membres fait apparaître une nette augmentation des ventes de biens immobiliers au deuxième semestre 2009 : + 20 % en moyenne par rapport au 2ème semestre 2008, de 10 % en Ile-de-France à 50 % dans le Nord, en passant par exemple par 28 % en Rhône-Alpes.

Le marché est porté par les primo-accédants. En province, ils représentent la majorité des acquéreurs (80 % en région PACA, 90 % en Bretagne), et recherchent essentiellement des 3-pièces d’environ 60 m². Dans la région Paca, ils prospectent également les maisons individuelles de 90 à 100 m² construites sur de petites parcelles (400 m²). Même phénomène en région Midi-Pyrénées, où plus de 80 % des acheteurs délaissent les appartements pour des maisons individuelles d’une surface moyenne de 105 m². En région parisienne, la moitié des acquéreurs sont des primo-accédants, suivis par les couples avec enfants (40 %) et les investisseurs (10 %). A Paris, lorsque le budget consacré à l’investissement est plus élevé, la demande s’oriente vers des biens atypiques de type lofts ou des appartements avec terrasse.

Après les faramineuses hausses des prix sur les 10 dernières années, les prix de l’ancien taquinaient allègrement ceux de l’immobilier neuf. Le marché est en passe de se rééquilibrer. Ainsi, en Languedoc-Roussillon et en PACA, l’écart de prix oscille désormais entre 25 et 35 %. A Marseille par exemple, les prix dans l’ancien avoisinent les 2 700 €/m² contre 4 000 €/m² dans le neuf. A Lyon, le prix du neuf (2 800 €/m²) est légèrement supérieur à l’ancien (2 500 €/m²). Les prix ont baissé partout en France. En Lorraine, l’immobilier neuf a plongé de – 60 % contre « seulement » – 18 % pour l’ancien. Dans le Sud-est (à Nice comme à Marseille), le prix de l’ancien stagne, tandis que l’immobilier neuf baisse d’environ 5 %. Source Virginie Grolleau- infosimmo⋅

Remontée des prix dans l’immobilier

novembre 29th, 2009

vraie ou fausse reprise ?                                         

La crise immobilière, survenue à l’automne 2008 et qui avait entraîné buy houseun effondrement des ventes de plus de 30 % et une chute des prix de 8 % à 10 %, est-elle déjà effacée ? Pas sûr. Les agents immobiliers et les notaires restent prudents. Unanimes, ils préfèrent parler d’un « frémissement » pour le troisième trimestre 2009.

 Nous observons, depuis août, un léger sursaut du nombre de transactions et des prix », confirme Pierre Bazaille, chargé de la conjoncture immobilière pour les Notaires de France. « Alors qu’au plus fort de la crise, début 2009, nous ne nous attendions pas à réaliser plus de 500 000 ventes, nous devrions achever l’année avec 530 000, peut-être même 550 000 transactions. C’est mieux que prévu, mais cela reste toutefois très en retrait des records de 2006 ou 2007, avec plus de 800 000 ventes », ajoute-t-il. Mais pour Laurent Vimont, président du réseau d’agences Century 21 : « On ne retrouvera pas avant longtemps ces niveaux de ventes anormalement élevés dans ces années de surchauffe. »

Dans leurs chiffres publiés jeudi 26 novembre, les notaires franciliens notent aussi « une indiscutable rupture » puisqu’ils ont conclu deux fois plus de ventes qu’au premier trimestre.

A Paris, les prix ont, entre le troisième et le deuxième trimestre, remonté de 1,4 %, ramenant ainsi le recul annuel à 7,2 %, alors que les experts tablaient sur une baisse, pour 2009, de 10 %. Les studios et deux-pièces sont plébiscités par les parents pour leurs enfants étudiants, et par les investisseurs échaudés par leur expérience en Bourse. « Un beau studio de 35 m2, dans le 19e arrondissement de Paris, a trouvé preneur en quelques jours, à 155 000 euros », témoigne Benoît Martin, de l’agence locale Laforêt. En banlieue parisienne, Boulogne-Billancourt voit, entre juin et octobre, ses valeurs se redresser de 3,4 %, Courbevoie de 4,5 %, Rueil-Malmaison de 8 %, Créteil de 4 % et Montreuil de 12,7 %, sans, cependant, retrouver les sommets de 2008.

La tendance à la baisse des prix, entamée fin 2008, s’essouffle voire s’inverse dans toute la France. Les 800 agences du réseau Laforêt, par exemple, constatent une hausse des prix de 3 %, entre juin et novembre 2009. « Nos délais de vente raccourcissent, passant de trois à deux mois, et les vendeurs sont plus réalistes sur leurs prétentions », détaille M. Vimont. Quant aux acheteurs qui avaient différé leur projet, ils ne peuvent attendre indéfiniment.

Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Lyon connaissent, elles, une reprise sélective qui disqualifie les appartements des années 1960 et 1970, trop énergivores. Quelques villes et régions restent à l’écart du mouvement de hausse, telle Rouen, désertée, comme la Normandie, par les Britanniques et où les transactions au-delà de 250 000 euros sont bloquées. « A Marseille, un appartement, qui se vendait 250 000 euros en 2007, trouve aujourd’hui péniblement preneur à 225 000 euros, et 80 % de la clientèle n’envisage pas de dépasser 180 000 euros », constate Christian Massari de l’agence Laforêt. « Les deux seules maisons de Boulogne-sur-Mer de plus de 250 000 euros ont été achetées par des joueurs de football dont les revenus ont triplé grâce à la montée de leur club en ligue 1 ! », raconte Marc El-Horich, de l’agence Era Côte d’Opale. Grenoble souffre de difficultés industrielles, pesant sur l’emploi et la demande de logements. Les prix continuent aussi de fléchir de 10 % dans les Alpes-Maritimes, délaissées par ses clients italiens, russes et scandinaves.

En plus des primo-accédants et des investisseurs, qui animent de nouveau le marché, les professionnels enregistrent un timide retour de propriétaires ayant besoin de vendre un premier bien pour en acheter un second, qui représentaient, aux beaux jours, jusqu’à 60 % des acheteurs. Ceux-ci sont dotés de plus gros budgets et négocient âprement. Ainsi, une belle propriété des Monts d’Or, à l’ouest de Lyon, a trouvé preneur à 800 000 euros, après un rabais de 15 %. Un appartement parisien, avec vue sur les Buttes-Chaumont, mis en vente 695 000 euros, est, après un an, parti à 565 000 euros.

Autre signe de reprise : l’encours des crédits à l’habitat a, entre septembre 2008 et septembre 2009, progressé de 4 %. La crise financière paraissant jugulée, les banques se livrent une concurrence féroce et auraient même, depuis l’été, recommencé à prêter à perte. « Les acquéreurs profitent des conditions favorables de crédit et nous voyons réapparaître des prêts-relais et des crédits sur quarante ans », remarque M. Vimont.

Les professionnels ne se laissent toutefois pas griser par cette éclaircie. Ils redoutent même que la hausse des prix ne décourage à nouveau les candidats, un peu déboussolés.

A peine amorcé, le reflux des prix est-il déjà étouffé ? En 2008, l’indice des prix des logements anciens a encore progressé de 1,3 % Ainsi, le recul se limiterait en 2009 à moins de 10 % selon les notaires, voire de 5 % pour le réseau Laforêt. « Le marché se cherche, dans un mouvement d’essuie-glace entre pessimisme et optimisme, hausse et baisse des prix, et l’année 2010 devrait être sans grand relief », pronostiquent Bernard de Crémiers et Patrick Michel Khider, cofondateurs de Laforêt.

Mathilde Lemoine, économiste à HSBC, prédit, sous l’effet de la montée du chômage, une rechute accompagnée d’une nouvelle baisse des prix de 2 % en 2010.

Néanmoins, cette embellie a permis aux 20 000 agents immobiliers de limiter la casse avec une perte d’effectifs contenue à 10 %. Sur 800 points de vente, le réseau Laforêt a dû en fermer une soixantaine entre 2008 et 2009, 180 pour Nexity, avec ses marques Century 21 et Guy Hocquet. « Nos honoraires sont trop élevés, reconnaissent les fondateurs de Laforêt. Cela est dû à notre mode de rémunération, où nous ne sommes payés que pour les transactions signées, si bien que l’acheteur paie pour tous les autres clients qui n’ont pas conclu leur projet. » Ces professionnels souhaiteraient pouvoir facturer leurs services, expertises et diagnostiques, comme dans l’immobilier d’entreprise. Source lemonde.fr par Isabelle Rey-Lefebvre

Pavillon à énergie positive dans l’agglomération nantaise

novembre 17th, 2009

one of the home series - greenEn novembre 2010, la « maison passive » ouvrira ses portes rue de l’Amazone.
D’ici deux ans et demi, les Carquefoliens pourront acquérir ce pavillon à énergie positive.
Après avoir longuement mûri sur le papier, le projet de la « maison passive » voit le jour. Hier, Claude Guillet, maire de Carquefou, et Sophie Baron, gérante d’Alliance construction, société sélectionnée par appel d’offres, ont conjointement posé la première pierre. Ils marquent ainsi le lancement d’un vaste chantier.
L’événement a eu lieu au cœur du Souchais, un quartier dont la particularité est d’être environnemental. « C’est une grande première dans l’agglomération nantaise ! », s’est exclamée Sophie Baron. Pour sa part, l’élu n’est pas peu fier que sa commune soit précurseur dans ce domaine. « J’ai l’espoir que ce projet expérimental trouve de nombreux prétendants. » Il s’avère que des résidents auraient d’ores et déjà montré un vif intérêt pour cette maison nouvelle génération.
170 m2 de surface habitable
Au terme des travaux, d’ici à novembre 2010, le pavillon pourra accueillir ses premiers visiteurs, au 21 rue de l’Amazone.
Car, l’espace d’une surface habitable de 170 m2 servira de pavillon témoin et ce, pendant 18 mois. « Cette maison se veut non seulement un lieu d’information tout au long de la phase de construction, mais également un espace temporaire d’échanges et de documentation sur les nouvelles techniques de construction, les énergies alternatives… ». La mairie proposera, par ailleurs, des permanences et des visites seront organisées par la Mission Agenda 21. Au terme de cette période, ce pavillon sera revendu par Alliance construction. Coût de l’investissement : « 2 000 €/m2, estime la représentante d’Alliance Construction, soit un surcoût d’environ 30 % par rapport à une construction traditionnelle ».
Une vitrine de l’éco-construction
Créativité, esthétisme et technique sont les maîtres mots de la « maison passive » labellisée Bâtiment basse consommation (BBC). Le concept ? La chaleur dégagée par l’intérieur de la maison et celle générée par l’ensoleillement (orientation sud) sont transformées en énergie pour chauffer l’habitation. Compacte et de formes cubiques, elle sera équipée de murs en béton cellulaire garantissant une perméabilité sept fois supérieure aux maisons traditionnelles, de fenêtres triple vitrage, d’une ventilation double flux avec récupération de chaleur ou encore de panneaux solaires photovoltaïques qui produiront, chaque année, environ 5 600 kWh, soit une production supérieure aux besoins domestiques de l’habitat. Une énergie qui pourra, d’ailleurs, être revendue à EDF.
D’autres aménagements ont également été pensés, comme le tri sélectif des ordures ménagères, des récupérateurs d’eau pluvial et le recyclage des déchets organiques.Source Florence Falvy presseocean
Coût de l’investissement de la maison : « 2 000 €/m2 »

L’Anah renforce son action sur le parc locatif en zone rurale

novembre 8th, 2009

fotolia_5019593_xs-payeAfin d’améliorer la performance énergétique du parc locatif ancien en zone rurale, l’Agence nationale de l’habitat va engager une action concertée sur les maisons mal isolées de ces territoires.

L’agence nationale de l’habitat (Anah) va engager une action concertée sur le parc locatif ancien en zone rurale, car c’est notamment sur ces territoires que «se concentrent le plus de maisons mal isolées qui sont de véritables passoires thermiques», a indiqué le président de l’agence, Marc-Philippe Daubresse, lors de l’examen des crédits 2010 de la politique des territoires.

Cette action se fera en utilisant les outils issus de la loi Borloo, en particulier ceux visant à lutter contre la précarité énergétique, ainsi que les opérations programmes d’amélioration de l’habitat. Selon l’Anah, «une action forte permettrait d’enclencher une politique d’aménagement du territoire combinant les exigences sociales et environnementales». L’agence estime que la problématique du logement «répond parfaitement aux engagements du Grenelle de l’environnement», et doit «reprendre sa place essentielle au cœur de l’aménagement du territoire, sujet sur lequel ni le Ministre du logement ni le Ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire ne se sont montrés insensibles».Source batiactu

 

Salon BATIMAT 2009 du 02 au 07 octobre porte de versailles

novembre 2nd, 2009

12680_01_zPlus d’un chemin mène à Batimat

Vitrine mondiale des tendances de la construction, Batimat représente certes pour les exposants un moyen de faire valoir leurs innovations mais aussi celui de conclure des affaires, de percer dans le secteur du bâtiment ou encore de s’installer sur des marchés internationaux. A chacun ses raisons d’en être… ou pas.

 

 

A l’image du secteur qu’il représente, Batimat n’échappe pas à la crise : l’édition 2009 du rendez-vous biennal des acteurs du bâtiment enregistre une réduction de sa surface d’exposition globale de 15%. Dominique Tarrin, directeur du salon, estime néanmoins que « cette baisse n’est pas alarmante quand on la mesure aux diminutions enregistrées par d’autres salons, voire aux annulations telle celle du salon mondial de la moto qui devait avoir lieu en octobre ». Selon ce dernier, « -15% n’est pas une baisse historique ; nous avons vécu d’autres crises tout aussi importantes ». Le directeur de Batimat précise par ailleurs qu’il convient de mesurer cette réduction au regard de la taille du salon. « Batimat est bien plus conséquent qu’il y a dix ou quinze ans. A ce titre, la baisse enregistrée cette année n’est pas catastrophique », dit-il.

Aux défections, la crise

Selon Dominique Tarrin, les défections qui expliquent la diminution de la surface d’exposition de Batimat sont imputables à la crise économique. « Les exposants qui ont fait le choix de ne pas être présents en 2009 sont ceux qui connaissent des difficultés financières » souligne-t-il. Si Arcelor Mittal fait partie des absences remarquées, le directeur de Batimat précise néanmoins que « ce sont plutôt les petits stands qui n’ont pas été renouvelés ».

Malgré une surface d’exposition globale moindre en 2009, la superficie moyenne des stands restants n’accuse pas, au regard de l’édition 2007, de baisse notable. Certes, « il y a des exposants qui ont réduit leur espace », convient Dominique Tarrin en précisant que, à l’instar des défections, ces réductions sont liées à la conjoncture. Pour autant, d’autres exposants ont choisi d’augmenter la taille de leur stand. Une augmentation en partie liée à… la crise. « A l’image des constructeurs automobiles qui renforcent leur communication, trois ou quatre industriels du bâtiment nous ont confié que c’était justement en période de crise qu’il convenait de communiquer davantage », souligne à cet égard Dominique Tarrin. En tout état de cause, le directeur de Batimat note qu’entre réductions et augmentations des surfaces d’exposition, « il y a à l’arrivée un véritable équilibre ».

Aux nouveaux venus et aux revenants, le secteur des professionnels du bâtiment

Dominique Tarrin estime que Batimat « est toujours un moyen de conclure des affaires ». Certes, mais ce ‘moyen’ varie selon les exposants et si les motivations de chacun d’entre eux se déclinent sans doute au pluriel, il est malgré tout possible de repérer des tendances. Ainsi, des ‘nouveaux venus’ semblent surtout attirés par le secteur de référence de Batimat : les professionnels du BTP. Ils représentent, à chaque édition, « environ 30% des exposants ». Parmi ces derniers, « il y a ceux, tel le loueur de matériel pour particuliers Kiloutou, pour lesquels Batimat représente l’occasion de développer une notoriété auprès des professionnels ». Autre exemple : Basf, leader mondial de l’industrie chimique, « a décidé de venir à Batimat pour se positionner sur le secteur du BTP ».

Dominique Tarrin inclut les ‘retours’ parmi les exposants qui viennent à Batimat pour la première fois. De fait, « les salons spécialisés tel Batimat font l’objet de nombreuses allées et venues », souligne-t-il. Combinée à la crise, qui se traduit par « une diminution des budgets réservés à la communication », cette spécialisation implique pour nombre d’exposants de faire des choix selon leur secteur d’activité, à l’image des entreprises de travaux publics ayant privilégié Intermat en avril 2009. « Tous les six ans, Intermat et Batimat se font concurrence… même si ça n’arrange personne » observe le directeur du salon spécialisé dans le bâtiment.

Autrement dit, à l’instar des nouveaux venus, les ‘revenants’ semblent motivés par le positionnement de Batimat, voire par son évolution en la matière. Ainsi de Porcelanosa, ce grand de la céramique espagnole, « ayant quitté le salon à la fin des années 1990, estimant qu’il ne répondait plus à ses attentes, mais qui, au regard de la création de l’espace zoom consacré aux finitions, a choisi de revenir ».

Aux entreprises internationales, les marchés internationaux

Dominique Tarrin note que l’édition 2009 de Batimat compte davantage de nouveaux venus que de retours. Parmi ces ‘primo arrivants’, le directeur du salon observe la part importante d’entreprises internationales, laquelle, précise-t-il, « est en croissance régulière depuis une dizaine d’années : elle augmente de 3 à 5% à chaque édition ».

Selon Dominique Tarrin, Batimat représente essentiellement, pour les entreprises étrangères, « l’occasion de se positionner sur les marchés français et internationaux ». Effectivement, les collaborateurs de Maroc Export, établissement public chargé de promouvoir les entreprises marocaines à l’export, définissent le salon français comme la principale porte d’entrée à ces marchés (lire à ce sujet notre article ‘Batimat, passage incontournable pour les entreprises marocaines à l’export’). Plus encore, Batimat représente pour les opérateurs marocains, lesquels ne sont pas encore touchés de plein fouet par la crise, le moyen de résister à l’inflexion de la conjoncture. Fédérées en partie par Maroc Export, dont le stand est passé de 400m² en 2007 à 600m² en 2009, ces entreprises sont au nombre de 30 cette année, contre 15 lors de la précédente édition de Batimat.

Aux habitués, un ‘outil’ de communication

Entre défections et nouveaux venus, la 27ème édition de Batimat compte aussi ses exposants historiques. Dominique Tarrin précise que ces fidèles « sont généralement ceux qui réservent les stands les plus importants ». Autrement dit, « ce sont les leaders du BTP qui accusent le taux de fidélité le plus élevé », parmi lesquels Saint Gobain et Technal. Le directeur du salon attribue cette constance au « retour sur investissement, qui correspond à leurs attentes ». Plus précisément, Batimat représente, pour Saint Gobain comme pour Technal, l’occasion de faire valoir leur positionnement en matière de R&D. En fait, le salon est, pour ces leaders, un outil parmi d’autres au service d’une stratégie de communication transversale.

D’ailleurs, le leader de la cheminée Poujoulat, qui fait son retour à Batimat cette année, semble motivé par les même raisons qu’un Saint Gobain ou qu’un Technal. « Ayant décidé d’axer sa communication sur d’autres médias que les salons en 2007, Poujoulat est revenu, estimant que Batimat offre un retour sur investissement qui n’est pas négligeable », analyse Dominique Tarrin.

Les nouveautés, attracteur autant qu’indicateur

Si la surface d’exposition globale de Batimat a diminué, Dominique Tarrin note que l’offre des produits est, en 2009, « toujours aussi complète », entendant par là que les exposants présentent autant de nouveautés qu’en 2007 : Il est aujourd’hui possible de découvrir 800 innovations à Batimat, tous secteurs confondus.

Ces nouveautés représentent, comme c’est le cas de tout salon, « le premier motif de fréquentation ». De plus, depuis 2007, les innovations présentées à Batimat illustrent un sujet d’actualité : le développement durable. En vertu de ce double pouvoir d’attraction, le directeur du salon espère qu’à l’inverse des exposants, le nombre de visiteurs aura augmenté en 2009. Rendez-vous à l’issue de l’événement pour un premier bilan. Source Emmanuelle Borne/cyberbtp.com

Salon de l’habitat durable ce Week End dans le Nord

octobre 27th, 2009

un rendez-vous pour agir Info salon et foire

C’est à Proville que le troisième salon de l’habitat durable et des énergies renouvelables … aura lieu, ces samedi et dimanche, de 11 heures à 18 h 30, à la salle Saint-Exupéry. Ce salon « vert » est un rendez-vous désormais incontournable dans le Cambrésis.

L’objectif est de permettre à un large public de trouver toutes les clefs en terme d’environnement. Qu’il s’agisse de construction, de rénovation, d’économies d’énergies, de solutions chauffage, etc.

La commune de Proville se place au rang des exemples à suivre dans le domaine. D’ailleurs, cette commune est naturellement verte car elle applique depuis de nombreuses années une politique environnementale. C’est pour cette raison que la municipalité a eu l’idée de ce salon tournée vers l’environnement sous l’égide de Guy Coquelle, adjoint des affaires économiques, de la communication et du développement durable.

Le programme

Pendant le déroulement du salon auront lieu des conférences qui aborderont divers thèmes.

Le samedi : à 11 h 30, conférence sur le thème « Piscine et baignade biologique » l’après-midi, à 14 h 30, « Conception et réalisation d’un projet de construction participatif » ; puis, à 16 h 30, « Les gestes d’économie d’énergie dans l’habitat ». Le dimanche, à 11 h 30, à nouveau « Conception et réalisation d’un projet de construction participatif ».

L’entrée du salon est gratuite. Source la voix du Nord.

Immobilier : les prix se sont stabilisés dans les Alpes Maritimes.

octobre 25th, 2009

buy houseLe creux de la vague est-il passé ? Pierre Laurent, président de la FNAIM, veut s’en persuader à la lecture des chiffres des ventes immobilières dans les Alpes-Maritimes au 3e trimestre. La profession, comme les particuliers ayant un bien à vendre, respirent après avoir redouté un crash fin 2008 et début 2009 : « La stabilisation des prix observée cet été permet d’écarter le scénario de nouvelles chutes brutales ».

Une analyse qui porte sur l’activité de 670 agences azuréennes affiliées à cette fédération professionnelle.

Justement, que disent les chiffres secteur par secteur ?

- Nice : stabilisation, avec une fourchette moyenne comprise entre 3 500 et 3780e/m2 et un délai d’écoulement de 100 jours.

- Cannes : baisse, prix compris entre 4 000 et 4 700e/m2. Le marché est tenu par des acquéreurs français de résidence principale, peu d’investisseurs et de clientèle étrangère. Délai d’écoulement 118 jours.

- Antibes : stabilisation, prix moyen de 4 000 à 4 400e/m2, délai d’écoulement de 90 jours.

- Menton : baisse avec des prix ramenés de 6 300 à 5 200e/m2, délai de 105 jours.

Une période propice pour 39 % des clients

Le marché n’en demeure pas moins contrasté. Avec peu de programmes neufs mis sur le marché par les promoteurs. Avec un dispositif de défiscalisation Scellier « qui fonctionne à plein », mais qui pourrait bien à terme saturer les demandes en petits appartements (T2 et mini T3). Avec un marché de la résidence principale « presque normal » grâce à des conditions de prêt favorables. Avec, à l’autre bout de la chaîne, un arrêt quasi total des ventes/reventes de résidences secondaires et de biens de prestige à plusieurs millions d’euros.

Les agents de la FNAIM ont fait mesurer le moral des ménages vis-à-vis de la conjoncture. Il en ressort que si 39 % des interrogés considèrent la situation économique plutôt « propice à l’achat d’un bien », en revanche « le contexte ne paraît pas favorable » à 49 % d’entre eux pour la vente. Ils ont conscience à 47 % de la baisse réelle des prix des derniers mois et 57 % pensent que l’on va désormais vers la stabilité contre 23 % vers une nouvelle hausse.

Pierre Laurent résume cette perception de la clientèle par cette formule : « Dans l’ancien, on a atteint un seuil au-dessous duquel les prix ne descendront plus ». Est-ce une incantation ? Le proche avenir le dira. Source jmchevalier@nicematin.fr

 

Budget 2010 : vers un habitat plus « écolo »

octobre 18th, 2009

 

one of the home series - greenLes travaux du Grenelle de l’environnement ont fixé des objectifs généraux de réduction de la consommation globale d’énergie. À cette fin, le gouvernement propose de réserver le crédit d’impôt pour l’accession à la propriété aux logements économes en énergie.

Modification du crédit d’impôt « accession à la propriété »

Pour les logements neufs, et seulement pour eux, le crédit d’impôt accordé au titre des intérêts d’emprunt supportés pour l’acquisition de logements neufs (habitation principale) serait progressivement recentré sur des logements économes en énergie.

Actuellement, les contribuables, contractant un emprunt pour construire ou acquérir leur habitation principale dans le respect de la réglementation des normes thermiques en vigueur, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt calculé sur les intérêts des 5 premières annuités de cet emprunt, égal à 40 % du montant des intérêts versés au titre de la 1re année et à 20 % pour les 4 annuités suivantes.

Le projet de loi prévoit de réduire le taux du crédit d’impôt sur la période allant de 2010 à 2012 pour les logements ne respectant pas la norme BBC. Pour ces derniers, les taux du crédit d’impôt accordé seraient respectivement ramenés à :
- 30 % et 15 % pour les logements acquis ou construits en 2010 ;
- 25 % et 10 % pour les logements acquis ou construits en 2011 ;
- 15 % et 5 % pour les logements acquis ou construits en 2012.

À noter : les logements acquis ou construits en 2009 ne seraient pas concernés par cette mesure, tout comme les logements anciens.

En parallèle, le régime fiscal existant et applicable aux contribuables qui achètent un logement neuf présentant une « haute performance énergétique » (norme « BBC 2005 ») est conservé. Ceux-ci bénéficient actuellement d’un crédit d’impôt égal à 40 % des intérêts d’emprunt versés pendant les 7 premières annuités du prêt.

À savoir : les logements respectant le label BBC consommeraient, selon le gouvernement, 30 % de l’énergie de chauffage d’un logement respectant la norme thermique actuelle obligatoire pour les nouvelles constructions (RT 2005).

Article du 12/10/2009 – © Copyright SID Presse – 2009