Archive for février, 2010

Vendre son logement vite et bien avec le Home Staging

Dimanche, février 21st, 2010

Provoquer un coup de cœur chez les acquéreurs de logements, c’est le défi du «  home staging « , un nouveau métier venu d’Amérique. Au plus fort de la crise, les agences y ont eu recours avec succès. Les particuliers vont-ils l’adopter à leur tour ?        

peinture d'un mur

Neuf fois sur dix, l’achat d’un logement s’opère sur un coup de cœur et, dans ces cas-là, les trois premières minutes de la visite sont déterminantes pour la prise de décision. Ce double constat est étayé par de multiples études. La preuve que, quand on est vendeur, il faut soigner les apparences. Un coup de blanc sur les murs a déjà des vertus rafraîchissantes. Mais il existe des méthodes plus sophistiquées. Attention, nul besoin d’entreprendre des travaux de rénovation ou de mandater un architecte d’intérieur. Pour attirer l’œil, il suffit souvent de faire simple : faire oublier les papiers peints défraîchis, par exemple, ou les meubles vieillots qui se sont entassés. L’important, au contraire, est de faire place aux espaces dégagés, aux éclairages, aux tons neutres.

Installer une ambiance, c’est tout le savoir-faire d’un professionnel du «  home staging « . A l’occasion d’un voyage professionnel aux Etats-Unis en 2005, Yasmine Médicis découvre cette fonction. L’année suivante, elle a l’idée de proposer ses services aux agences et aux particuliers. «  A l’époque, explique-t-elle, j‘avais besoin de trouver une maison et c’était vraiment incroyable de voir les biens que l’on me proposait à la vente. C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie de tenter l’expérience.  » Las ! Le marché immobilier bénéficiait alors d’une euphorie sans précédent. Tout se vendait en quelques semaines et personne ne voyait réellement l’intérêt «  d’habiller la mariée  », comme disent les financiers à propos des sociétés qui cherchent à se présenter sous leurs meilleurs atours en prévision d’une introduction en Bourse.

Par chance, si l’on peut dire, en 2007, le marché ralentit. «  A ce moment-là, j’ai commencé à voir la différence, explique-t-elle. Les agences que j’avais contactées ont commencé à me rappeler et je me suis rendu compte que, petit à petit, ce service prenait de l’importance dans mon chiffre d’affaires. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé, en 2008, de créer Mon Home Staging.  »

Le cas de Yasmine Médicis est loin d’être isolé. Pour sa part, Sylvain Rey se souvient d’avoir découvert la profession au Canada lors d’un voyage d’agrément. «  A l’époque, j’étais directeur général dans une tout autre branche d’activité. J’ai tellement été convaincu de l’intérêt de ce service que j’ai fini par créer ma propre société.  » Le voici désormais PDG d’Aveo, un réseau de 33 agences de «  home staging  ». Sylvie Aubin, fondatrice pour sa part de la société En Toute Sérénité, a ressenti le même élan lorsque, au cours d’un voyage, elle a découvert les vertus de ce service. Mais qu’a-t-il donc de si magique ?

Valoriser un logement en vente

Venu d’outre-Atlantique, le «  home staging  » a pour but de valoriser un bien immobilier pour le vendre rapidement. Mais il ne suffit pas d’avoir des idées. Il faut aussi aimer la relation avec la clientèle. Une relation qui peut être délicate car le «  home stager  » n’intervient pas toujours dans des circonstances heureuses : séparation, divorce… «  Il touche à l’intime de sa clientèle et il faut beaucoup de doigté, sachant que son intervention dure parfois plusieurs semaines  », note Yasmine Médicis. Quand l’appartement est vide, il s’agit de lui redonner vie en y plaçant quelques meubles et objets loués pour l’occasion.

Rendre un appartement agréable pour le vendre semble évident. Et pourtant, trop de vendeurs négligent cet aspect. La crise les a rappelés à ce principe de réalité. C’est pourquoi la profession s’est si bien développée durant la déprime immobilière. Mais le concept a davantage séduit les professionnels que les particuliers. Les agents immobiliers ont réalisé que le «  home stager  » pouvait les aider à vendre plus vite. C’est la raison pour laquelle le réseau Elysée Avenue propose ce service dans ses 39 agences. «  A l’origine, j’ai créé ce service dans le but d’offrir une prestation complémentaire aux vendeurs à un moment où le marché avait ralenti  », indique Jean-Louis Roy, responsable de l’enseigne. Selon lui, toutefois, «  c’est moins vrai en 2010 alors que le marché s’est redressé  ». Résultat : les agents immobiliers ont moins recours au «  home staging « , se chargeant eux-mêmes de donner des conseils aux vendeurs pour rendre leur logement attrayant. «  Cette prestation s’adresse aux biens difficiles à vendre et qui encombrent les fichiers des agents immobiliers  », reconnaît Sylvain Rey. C’est plus vrai en province qu’à Paris.

Reste à savoir si le «  home staging  » permet de vendre plus vite. Entre juillet 2008 et juillet 2009, un bien qui avait fait l’objet d’un «  relooking  » se vendait en moyenne en 19,5 jours contre 127 sans cette prestation, si l’on en croit Aveo. «  En 16 jours, j’ai vendu un bien immobilier qui était en agence depuis six mois  », se réjouit Yasmine Médicis, et ma moyenne se situe à 27 jours.  » Quant à vendre au meilleur prix, toujours selon Aveo, le taux de négociation serait de 3,34 % pour un bien «  home stagé  » contre 11,42 % sans cette intervention.

Reste à connaître le coût de la prestation. Dans la majorité des cas, la prestation est facturée entre 1 et 2 % du prix du bien selon l’étendue du relooking. Les formules les plus complètes prennent tout en charge : le désengorgement du logement, les travaux de remise en fraîcheur. «  Il faut redonner un coup de jeune à la cuisine, à la salle de bains… Ensuite, on repositionne le mobilier, on guide le regard du visiteur. Il ne doit jamais regarder au hasard  », note Yasmine Médicis. Source les échos colette Sabarly.

Après la Après la publication, lundi, du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre

Mercredi, février 3rd, 2010

InformationLe secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, a plaidé ce mardi pour le rachat de logements vides par les organismes HLM afin de lutter contre la crise du logement, qui concerne, selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre publié lundi, près de 10 millions de Français.
Après la publication, lundi, du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, faisant état de 10 millions de personnes concernées par le mal-logement en France, le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu a plaidé ce mardi sur France Culture pour le rachat de logements vides par les organismes HLM.
« Il faut que les HLM puissent faire une proposition de rachat à un propriétaire d’un logement vacant, afin de [les] transformer en logements sociaux », a-t-il expliqué. Lundi, Benoist Apparu avait déjà manifesté son « souhait » de « travailler avec les organismes HLM à un vaste programme de rachat », « pour créer une offre diffuse et immédiatement disponible pour les plus modestes ».
Les associations, « intermédiaires locatifs »
Il a par ailleurs redit son opposition à la réquisition des logements vides, lui préférant le développement de « l’intermédiation locative ». Il s’agit de « proposer à des associations qu’elles deviennent locataires de logements privés au prix du marché et qu’elles puissent derrière sous-louer ces logements à des [...] travailleurs qui ne peuvent se loger dans le privé et sont en attente d’un logement social », a-t-il expliqué.
Concrètement « les associations louent et sous-louent à quelqu’un à un autre tarif et l’Etat [paye] la différence entre les deux loyers. C’est ça, remettre sur le marché les logements vacants », a résumé le secrétaire d’Etat.
Le précédent secrétaire d’Etat au logement, Christine Boutin, avait également présenté en octobre 2008 un projet de loi prévoyant que l’Etat subventionne à hauteur de 1,5 milliard d’euros le rachat de 30.000 logements n’ayant pas trouvé acquéreurs par des bailleurs tels que les organismes d’HLM. Source latribune.fr